PdG : Réussir la mythique course entre Zermatt et Verbier
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Patrouille des Glaciers (PdG) : découvrez comment réussir cette course mythique de ski-alpinisme. Retrouvez le témoignage de Karine Fragnière, de Reaching Summits !
Préparer sa PdG : Les Clés pour réussir en montagne
Epreuve mythique de ski-alpinisme, la Patrouille des Glaciers (PdG) fait son retour en avril 2026, en Suisse. Une course qui nécessite une longue préparation physique, technique et de solides connaissances de la montagne. Dans cet article, vous retrouverez une présentation de la PdG, ainsi que des informations liées à la préparation pour la Patrouille des Glaciers. Vous pourrez également lire des extraits de l’interview de Karine Fragnière, gérante de Reaching Summits !
La Patrouille des Glaciers, une course mythique exigeant une préparation intense
Une traversée alpine hors norme entre Zermatt et Verbier
La PdG est une course internationale, ouverte aux militaires mais aussi aux concurrents civils et élites. Elle est organisée par l’armée suisse. La Patrouille des Glaciers est considérée comme l’épreuve de haute montagne la plus dure au monde.
La première édition de la PdG a eu lieu en avril 1943, le tracé choisi (Zermatt-Verbier) devant être effectué d’une seule traite. Il s’agissait pour les militaires en lice de prouver leur aptitude à l’engagement, lors d’une course de patrouille.
La troisième édition, au printemps 1949, fut endeuillée par la disparition d’une patrouille militaire, dans la crevasse d’un glacier. Cela provoqua une interdiction de la course jusqu’en 1983.
A cette date, le concept de la PdG fut relancé par le commandant de corps Roger Mabillard. La course reprit dans la nuit du 5 au 6 avril 1984, avec environ 187 patrouilles de trois personnes et une sécurité assurée par l’armée suisse. C’est toujours le cas de nos jours.
Les patrouilles féminines ont pu participer pour la première fois en 1986.
Chiffres-clés
5 500 participants sont inscrits au total à la Patrouille des Glaciers 2026. Elle regroupe des patrouilles de 3 personnes, ainsi qu’un 1 remplaçant (soit environ 1400 patrouilles).
La grande Patrouille des Glaciers s’étend de Zermatt à Verbier, l’épreuve reine.
Elle propose une distance de 57 km, avec un dénivelé positif d’environ 4400m.
Le record de l’épreuve est de 5h35’’27’ (établi en 2018).
4 à 6% des patrouilles étaient exclusivement féminines ces dernières années, sur le parcours mythique Zermatt-Verbier.
Enfin, le point culminant de la course se situe à la Tête Blanche, à environ 3650 m d’altitude.
Une course très encadrée… mais une préparation souvent à risque
La Patrouille des Glaciers est organisée et extrêmement sécurisée par l’armée suisse. Des centaines de militaires sont mobilisés et des équipes de secours se tiennent prêtes à intervenir.
Cependant, la préparation à la Patrouille des Glaciers se fait en grande partie en autonomie.
Les futures patrouilles multiplient les sorties en ski-alpinisme, s’entraînent encordées et peaufinent leur aisance technique.
Cela signifie que les patrouilleurs doivent maîtriser la gestion du risque en montagne, et les procédures de secours en montagne.
Se préparer à la Patrouille des Glaciers, c’est donc gérer les risques pendant les mois d’entraînement qui la précèdent. Les futurs patrouilleurs ont forcément la volonté de se rapprocher des situations de course. Et enchaînent les sorties longues en altitude, dans des conditions réelles de montagne.
Se préparer à la PdG : le vrai défi des patrouilleurs
Les exigences de la Patrouille des Glaciers
Comment se préparer à une course de ski-alpinisme telle que la Patrouille des Glaciers ?
La grande Patrouille des Glaciers (Zermatt-Verbier) exige à la fois maîtrise de la cordée (les patrouilles progressant par moments encordées sur glacier), maîtrise technique et endurance. Les patrouilleurs doivent tenir la distance de 57,5km, affronter les 4400m de dénivelé positif et plusieurs longues ascensions en altitude.
Les organismes sont énormément sollicités, du fait des efforts prolongés, du froid et du manque de sommeil (départ en nocturne).
Près de six mois de préparation spécifique sont donc indispensables.
La progression en cordée de trois est à négocier avec soin. Cela exige coordination, communication et confiance réciproque. Une préparation minutieuse est donc là aussi essentielle, pour réussir à synchroniser ses actions.
La PdG exige également une capacité d’adaptation de chaque membre du trio. Les patrouilleurs doivent gérer l’effort et le rythme, et s’entraider en permanence, dans des conditions souvent difficiles.
L’apport de Reaching Summits
Créé par Karine Fragnière, qui a participé à la Patrouille des Glaciers 2022, Reaching Summits aide à chaque édition de la PdG des équipes 100% féminines. Ambition, les mettre dans les meilleures conditions pour réussir leur défi sportif. « Les femmes ont besoin d’entendre qu’elles sont capables. La PdG est quelque chose d’extraordinaire, qui inspire le respect. Grâce à mon sponsor principal, Reaching Summits offre trois sorties avec un guide. Celui-ci va les préparer aux techniques spécifiques de la PdG, et leur donner les fondamentaux (comment évoluer en sécurité dans une pente, comment skier encordées…). »
« C’est une étape importante qui les met en confiance, c’est un coup de pouce sympa pour ces femmes. Mon objectif, c’est qu’elles se sentent capables d’évoluer dans un milieu alpin, en nocturne », confie Karine Fragnière.
Les facteurs humains : la clé de la performance et de la sécurité
Prise de décision, gestion de l’énergie et lucidité
Sur une course de ski-alpinisme telle que la PdG, l’improvisation n’existe pas. Les erreurs ne pardonnent pas, et les facteurs humains en montagne ont une importance capitale.
La Patrouille des Glaciers demande d’être capable de prendre une décision juste et fondée. Les patrouilleurs doivent également gérer de manière optimale leurs efforts et leur mental. Progresser dans le froid durant 57,5km ne peut se faire que si, évidemment, l’on évite de « brûler » son énergie trop vite.
Karine Fragnière décrypte pour nous le tracé mythique Zermatt-Verbier. « Le plus dur dans ce format Zermatt-Verbier, c’est que l’on évolue de nuit, on part de 1600m d’altitude et on arrive à 3600m d’altitude pour la première ascension. Il peut faire extrêmement froid. C’est très éprouvant pour l’organisme et pour le mental. On a déjà utilisé bcp de ressources quand on arrive à mi-course, avec nos ravitailleurs, et on doit encore faire la moitié, avec le même dénivelé et la même distance, de jour. On évolue durant plus de la moitié de la course à plus de 3 000m d’altitude, c’est très dur ! »
D’où la nécessité de rester lucide tout au long du parcours, pour conduire sa patrouille au but…
La dynamique d’équipe, essentielle dans une patrouille
Afin d’arriver à ses fins, chaque patrouille doit impérativement roder ses automatismes lors de la préparation. Mais aussi définir un leader, et savoir désamorcer les potentielles tensions entre les patrouilleurs. Ceux-ci n’ont pas forcément le même rythme en ski-alpinisme. L’objectif sera donc, lors de la préparation, d’harmoniser tout cela et de créer une vraie dynamique d’équipe. Un esprit de cordée, cher à Karine Fragnière.
La communication est d’ailleurs la clé de la réussite pour la Suissesse. « Se connaitre très bien, connaitre ses limites, réaliser que je ne fais pas bien les choses et oser le dire aux autres, c’est essentiel. Ne pas communiquer va empirer la situation, et amener à un potentiel abandon. Il faut demander aussi aux autres, régulièrement, si tout va bien ».
L’ancienne lauréate de l’Ironman de Zurich 2018 dans sa catégorie, avertit les patrouilleuses : « De nuit, à 8m de distance, ce n’est pas toujours évident de communiquer. Dans la première partie de la course, on est encordées une bonne partie du temps. Celle qui se trouve au milieu, doit jouer ce rôle de communication. »
WEMountain : une nouvelle façon de se former pour la montagne
Une formation digitale accessible partout
Conçus par 50 experts internationaux, les cours WEMountain ont déjà séduit plus de 5000 membres. Les retours sont d’ailleurs très positifs concernant la qualité des enseignements proposés. Programme multi-langues, WEMountain est accessible partout. Pour preuve, ses utilisateurs viennent de 52 pays différents.
WEMountain est ainsi disponible en e-learning, avec différents cours au choix. Idéal avant d’aller rider et assurer sa sécurité en montagne…
La formation insiste sur les facteurs humains et la prévention, afin d’apprendre à reconnaître les situations dangereuses et éviter de s’y engager. Elle propose notamment une analyse du risque avalanche.
WEMountain et Reaching Summits, un partenariat de choc
WEMountain est le partenaire d’éducation de Reaching Summits pour ses équipes féminines. L’approche de Dominique Perret, cofondateur de WEMountain, a immédiatement séduit Karine Fragnière.
Pour la Patrouille des Glaciers, mettre en place une préparation en amont est primordiale. Encore faut-il structurer cette préparation, pour réduire les risques d’accidents durant ces mois d’entraînement intensif, et donner des repères aux patrouilleurs. De quoi faire naître une belle collaboration entre WEMountain et Reaching Summits, très complémentaires
« J’ai voulu collaborer avec Dominique pour que les patrouilleuses évoluent en sécurité et connaissent la montagne. C’est grâce à cette formation que les filles ont pu s’entraîner de manière sûre. J’ai laissé WEMountain et le guide effectuer leur travail sur la partie sécuritaire, c’est fondamental de faire avec eux. C’est indispensable que les quatre patrouilleuses soient pleinement formées », livre la fondatrice de Reaching Summits. « On peut commencer sa formation en ligne au mois de novembre, quand il n’y a pas encore de neige et qu’on a le temps. Cette formation WEMountain va beaucoup plus loin que ce que l’on a l’habitude de voir. La prévention est très importante, il faut connaître la montagne et se connaître soi-même », rappelle Karine Fragnière.
Conclusion — Se former pour aller plus loin, plus librement
La Patrouille des Glaciers (PdG) fait rêver. Evoluer de nuit sur les glaciers, traverser les Alpes de Zermatt à Verbier, vivre des moments de partage avec sa patrouille…
La réussite d’une telle aventure se joue, cependant, bien avant le jour de la course.
Les mois d’entraînement, les décisions prises sur le terrain, la capacité à gérer la fatigue, sont notamment déterminants.
C’est là que la formation prend tout son sens, afin d’améliorer sa performance et surtout évoluer en montagne avec davantage de maîtrise. De quoi conserver toute sa liberté à long terme…