Encadrement en montagne : l’atout clé pour sa sortie
Rédacteur web SEO
Encadrement en montagne : découvrez pourquoi être accompagné par un professionnel est essentiel pour votre sécurité, votre progression et une expérience sereine.
Sortir équipé : pourquoi être encadré est essentiel en montagne
Un encadrement en montagne est aujourd’hui indispensable à toute bonne sortie en altitude. Les freeriders et les randonneurs à skis trouveront dans cet accompagnement un précieux allié. Ils auront ainsi l’opportunité d’apprendre la montagne. Être accompagné par un professionnel permettra aux pratiquants d’évoluer en toute sécurité, tout en progressant au contact du guide de haute montagne.
Un bon moyen aussi d’éduquer les skieurs et les snowboardeurs, sur les dangers des avalanches.
L’équipement ne suffit pas : la sécurité se joue avant l’avalanche
Le piège du DVA
Un détecteur de victimes d’avalanche peut être vu, par certains pratiquants, comme un outil de prévention. Aussi nécessaire soit-il sur le terrain, le DVA est cependant avant tout un matériel de sauvetage et de secours. Sortir en montagne équipé d’un DVA, d’une pelle et d’une sonde n’est donc pas suffisant. C’est le message clair que souhaite transmettre Yann Delevaux, guide de haute montagne, UIAGM, depuis 25 ans. Cet ancien membre de la Compagnie des Guides de Chamonix tire la sonnette d’alarme : « Cela n’a jamais été le matériel qui a fait que l’on a les bons comportements. Les gens pensent qu’en ayant le matériel, tu as des chances de t’en sortir si tu es pris dans une avalanche. Mais si cela arrive, il y a un sacré pourcentage de chances que cela ne se passe pas bien, rappelle le Français. Tout l’enjeu est de ne pas se faire prendre par une avalanche. »
La nécessaire éducation des riders
Eviter de se faire emporter par une avalanche, voilà une priorité qui passe par l’éducation des pratiquants. On sait que 90% des avalanches sont déclenchées par la victime elle-même ou un membre du groupe, comme le rappelle WEMountain dans ses formations. Une victime sur deux d’avalanche décède, soit environ 200 personnes chaque année dans les Alpes et en Amérique du Nord.
Il est donc absolument nécessaire, en tant que skieur hors-piste ou randonneur à skis, de ne rien prendre à la légère. Le facteur humain est en effet central. Préparation en amont de la sortie, lecture du terrain, analyse du manteau neigeux… Savoir prendre les bonnes décisions en groupe est aussi un critère fondamental.
Retenez-le, l’essentiel se joue avant l’avalanche. Être encadré en montagne par un guide de haute montagne, c’est avoir l’opportunité d’apprendre la montagne d’une manière optimale.
Yann Delevaux, un guide épanoui
« Ma plus grande fierté en tant que guide, c’est d’avoir amené des gens faire des choses dont ils n’auraient même pas osé rêver. Ils ont grandi, se sont développés. J’ai côtoyé des gens qui, aujourd’hui, font de la montagne à très haut niveau. »
L’encadrement en montagne, ou les bienfaits du guide
Le guide comme moteur de progression
En matière d’encadrement en montagne, les professionnels évoluent avec deux types de clients, comme le résume Yann Delevaux.
- des pratiquants qui veulent prendre un guide pour apprendre et aller vers l’autonomie. « La démarche sera pédagogique, avec une transmission de connaissances, pour que la personne puisse ensuite prendre ses propres décisions et faire ses propres sorties », explique le Chamoniard.
- des pratiquants qui ne veulent pas prendre de décisions, et qui vont confier la gestion au guide. « Ils seront moins dans une démarche d’apprentissage. Ils auront toutefois un minimum de choses à faire et à comprendre, mais le guide dirigera la sortie et eux appliqueront », livre le guide de haute montagne.
Une expérience à vivre
Se faire encadrer en montagne, c’est l’assurance de vivre un moment inoubliable.
Le guide choisi fera découvrir à son groupe de nouveaux itinéraires, et apprendra aux riders à mieux lire la montagne. Les pratiquants pourront connaître de nouvelles sensations, et se concentrer sur le plaisir de l’instant. Une situation rendue possible par l’expérience terrain de leur accompagnateur.
Yann Delevaux utilise d’ailleurs une comparaison très parlante, à l’heure d’évoquer son rôle : « C’est comme un cours de conduite. En tant que pratiquant, tu as besoin de quelqu’un pour te guider, pour te montrer tous les petits pièges à éviter pour ne pas subir un accident. Tu peux savoir conduire, mais si on te donne la meilleure voiture et que l’on te lâche sur le périphérique, et que tu n’as aucune expérience… Je pense que l’on connaît tous le résultat, statistiquement. »
Être encadré en montagne est donc un vrai accélérateur, pour tous les amoureux de la poudreuse.
Le point de vue de Yann Delevaux sur WEMountain
« L’outil développé par WEMountain est ludique, moderne, dynamique, avec des mises à jour pour apprendre les connaissances de base. En tant que guide, je le vois d’un excellent œil, car les gens peuvent apprendre en préparation de la sortie. Avant, tout se faisait pendant la journée avec le guide. Grâce à ce type de formation, on gagne donc énormément de temps et on peut être beaucoup plus pertinent. On peut aller tout de suite à l’essentiel, et aux apprentissages en relation avec le terrain. »
Le rôle de la formation et du digital
Arriver sur le terrain avec les bases
Se former avec un professionnel, c’est lire la montagne différemment, on l’a vu.Il est cependant important d’arriver sur le terrain avec des bases solides.
Parmi les fondamentaux à maîtriser, on peut citer la compréhension des scénarios à risque. Cela fait référence aux conditions météorologiques défavorables, au manteau neigeux instable ou changeant, ou encore aux pentes exposées. Autrement dit, il s’agit d’apprendre comment une situation peut évoluer, et à savoir anticiper.
Autre élément à identifier, les comportements humains qui augmentent le danger.
Yann Delevaux a d’ailleurs son avis concernant ces facteurs humains.
« L’un des grands comportements à risque est la prise de décision dès le matin, pour avoir la première trace. La pression de la foule et du résultat pousse à vouloir prendre le téléphérique avant les autres. La perspective de l’avalanche est complètement occultée. Elles n’ont pas besoin d’être énormes, on peut se faire très mal dans des avalanches qui font 10m de large et 20m de long. La dynamique de groupe est alors très importante et peut provoquer une prise de risque », note le guide français, instructeur pour WEMountain.
Guides de haute montagne et digital, une complémentarité réelle
La méthode WEMountain propose notamment des cours en e-learning dédiés à la sécurité en montagne. Une approche allant de pair avec l’encadrement en montagne dispensés par les guides de haute montagne. L’objectif n’est pas de remplacer l’expertise des professionnels ou de la concurrencer, mais de la renforcer.
La formation digitale, réalisée avant la sortie, libère du temps au guide et optimise son travail. Elle lui permet de transmettre à ses élèves avec encore plus d’efficacité. « Le contenu des cours WEMountain est très adapté aux gens qui se posent question sur le risque avalanche et comment le gérer », apprécie Yann Delevaux. « Quand on se lance, on se demande surtout si on doit aller skier ou ne pas aller skier, si c’est dangereux ou non. Mais personne ne va répondre à notre place et pire, il peut y avoir plusieurs réponses (selon le niveau, le skieur etc). Avec WEMountain, on donne aux skieurs des indications pour qu’ils se forgent leur propre réponse, et qu’ils arrivent à l’argumenter. »
Conclusion
Être encadré par un professionnel est un préalable indispensable à toute sortie en montagne, en haute altitude. C’est de cette manière, sans brûler les étapes, que l’on construit sa liberté. Le guide de haute montagne et la formation digitale viendront consolider les connaissances et compétences des pratiquants. Un processus idéal pour développer son autonomie…