Formation de Jeunes Riders : Objectif sécurité de tous
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Formation de Jeunes Riders : L’indispensable pour aider les jeunes talents à progresser, en sécurité, et à atteindre leurs objectifs. Découvrez nos conseils !
Formation de Jeunes Riders : Préparer la Prochaine Génération
Qu’on se le dise, la liberté en montagne passe par le suivi généralisé d’une formation. Chaque hiver, les chiffres des accidents hors-piste et en ski de randonnée font froid dans le dos.
Les jeunes riders sont techniquement époustouflants. Audacieux. Créatifs.
Ils manquent cependant parfois de connaissances du terrain.
Pour continuer à skier encore longtemps, ils doivent être capables de modifier leur approche de leur pratique. La formation des jeunes riders est la garantie d’une meilleure sécurité en montagne. Un indispensable pour atteindre ses objectifs. Faute de quoi, la liberté de rider pourrait bien être remise en question…
Une nouvelle génération brillante, mais avec une culture montagne perfectible
Des jeunes capables d’envoyer très fort, très tôt
C’est incontestable : le niveau technique des jeunes riders ne cesse d’augmenter, année après année. Ils sont encadrés par des professionnels, consomment avec frénésie les vidéos des champions et se challengent lors des compétitions de freeride.
Moniteur de ski français diplômé d’Etat, délégué technique sur des compétitions Freeride World Tour en France et à l’étranger, Brice Lamon constate chaque jour l’évolution des jeunes. « On voit que le niveau des juniors est colossal. Lors d’une compétition aux Arcs, j’ai pu me rendre compte que les U16 ski hommes étaient plus forts que les U18. Ils offrent du professionnalisme dans leurs runs, et un panel de manœuvres assez hallucinant », glisse celui qui est également juge senior pour des épreuves FWT.
Le vrai déficit : connaissance du terrain et facteurs humains
Coach freeride à la Freeski Belleville (Les Menuires/Val Thorens), Kevin Guri met le doigt sur une cruelle réalité. « Le niveau technique a énormément augmenté. Mais la maîtrise technique ne protège pas du risque avalanche.
Les principales causes sont :
- Une mauvaise lecture des conditions nivo-météo ;
- Une méconnaissance des mécanismes de déclenchement.
- L’effet de groupe.
- La pression de performance.
Il y a parfois un décalage entre le niveau de ski et le niveau de compréhension du risque », estime l’ancien rider du Freeride World Tour.
Le Freeski Belleville
Créé en 2011, le Freeski Belleville a pour objectif de révéler les nouveaux talents en freestyle et freeride. Kevin Guri nous détaille son travail quotidien : « On accompagne les jeunes dans leur progression technique et tactique en freeride. Que ce soit sur la lecture de face, le choix de ligne, la gestion de la vitesse, la stratégie de run. On intègre aussi fortement la dimension sécurité : analyse des conditions, gestion du groupe, anticipation des risques. ». Une prise en charge complète et forcément très bénéfique.
La formation WEMountain, un allié de de poids pour la sécurité en montagne
Un allié pour des jeunes encore inexpérimentés
Aussi bons soient-ils techniquement, les jeunes riders manquent globalement cruellement d’expérience. Les jeunes Français sont, certes, encadrés et coachés par des personnes qui leur inculquent la sécurité en montagne. Une transmission de connaissances capitale, et qui ne se limite pas au trio DVA/pelle/sonde.
« Connaître les signaux d’alarme (surcharge du manteau, degré de pente, réchauffement…) constitue une bonne base. Le bon comportement vient ensuite par l’expérience et la formation. L’erreur est de penser que la sécurité est d’avoir le DVA/pelle/sonde. Il faut faire comprendre aux jeunes que le matériel ne va pas arrêter les avalanches », martèle Brice Lamon.
Qui a un exemple très concret à nous donner pour illustrer le besoin de formation des jeunes riders. « Je suis instructeur pour la FWT Academy en Chine. Un jour, par risque 4/5, mes élèves voulaient partir dans une pente raide. J’ai dit à mes jeunes que nous n’allions pas y aller. Une heure après, il y a eu un accident et un mort. Mes élèves m’ont confié qu’ils auraient été incapables de me retrouver, si j’avais été emporté par une avalanche. Suivre une formation est donc essentiel. »
La formation WEMountain, une réponse aux besoins
Basée à 80% sur l’évitement et la prévention, la méthode WEMountain répond parfaitement aux nécessités de formation des jeunes riders. Ludique, pédagogique, conçue par 50 experts internationaux, elle solidifie les connaissances des pratiquants.
La formation WEMountain débute à la maison, avec des cours e-learning. Les pratiquants ont ainsi accès à une plateforme digitale intuitive et innovante. Ils peuvent assimiler les bases théoriques et les fondamentaux à leur rythme. L’apprentissage s’invite donc à domicile, au rythme du rider, avant même de chausser les skis. Le digital devient un tremplin vers la pratique, et permet au jeune rider d’arriver en montagne déjà préparé, plus éveillé sur son environnement et sur les risques de la montagne.
Une formation défendue par Brice Lamon, Safety Angel (ambassadeur) chez WEMountain. « La philosophie de la formation WEMountain est d’éviter l’accident en premier lieu (AVOID). Certaines publicités font du mal à la sécurité en montagne, en mettant l’accent sur le matériel de secours. Mais si tu as sorti la pelle, c’est que tu as déjà perdu », lance le moniteur de ski.
Kevin Guri est également séduit par l’approche WEMountain : « Grâce à cette formation, les jeunes riders apprennent à se connaître et comprennent les mécanismes du manteau neigeux. Ils identifient les pièges de terrains et prennent conscience des biais cognitifs.»
La formation des jeunes riders apparaît ainsi comme un impératif, pour diminuer les accidents, bien trop nombreux en montagne.
Accidents hors-piste et ski de rando : ce que la formation des jeunes riders peut réellement changer
Combien d’accidents pourraient être évités ?
Selon European Avalanche Warning Services (EAWS), la saison 2024/2025 avait causé la mort de 70 amoureux de la montagne en Europe (dont 21 en France et 20 en Suisse).
En France, selon des données ANENA :
- 126 accidents liés aux avalanches ont été recensés entre octobre 2024 et septembre 2025
- 190 personnes ont été emportées dans la pratique de leur activité (ski, snowboard, ski de rando, raquettes).
Contrairement aux avalanches mortelles, il n’existe pas de statistiques européennes centralisées sur le nombre d’accidents non mortels en montagne.
En France, la saison 2023/2024 avait vu :
- 53 559 interventions des secours en montagne
- et 51 951 blessés.
Le 18 février 2026, le maire de la Clusaz a d’ailleurs pour la première fois pris un arrêté interdisant le ski hors-piste sur sa commune. Le risque d’avalanche était alors de 5/5 dans tout le massif des Aravis.
Ce qui change après une formation avalanche
Bien formé, un jeune rider verra ses compétences largement améliorées.
- Il développera sa connaissance des avalanches, et saura comment les éviter ;
- Il maîtrisera les facteurs humains ;
- Il saura évaluer les risques ;
- Il pourra mieux gérer « l’effet de groupe », comportement problématique en montagne.
Cela aura un impact certain sur sa prise de décision en montagne. Et sur sa capacité à renoncer, avant une sortie.
« La formation avalanche doit avoir lieu dès le moment où on pratique le hors-piste, quel que soit le niveau. La formation permet à certains jeunes d’évoluer dans leur manière de rider. Ils consultent le bulletin, analysent l’orientation et l’altitude, discutent en groupe avant de s’engager. Ils sont toujours en train de rider et de s’amuser, en connaissance des risques et prennent les bonnes décisions », apprécie Kevin Guri.
La formation des jeunes riders (telle qu’une formation avalanche) semble être la clé pour une meilleure sécurité en montagne. Brice Lamon en est persuadé : « La formation ouvre les yeux aux jeunes, sur ce qu’il peut arriver en montagne. Cela permet d’instiller un doute et de leur éviter d’aller skier une pente raide, s’ils perçoivent un danger. Je le constate avec les jeunes que j’encadre. »
Un besoin de formation d’autant plus nécessaire que la gratuité des secours est aujourd’hui remise en cause en France…
Gratuité des secours : un modèle remis en cause
En France, en moyenne, chaque intervention en montagne coûte plus de 10 000 € à la collectivité.
D’après un rapport de la Cour des Comptes publié en février 2026, le coût des secours en montagne représentait, en France, 107 millions d’euros en 2024.
Des chiffres poussant la Cour des comptes à recommander d’envisager une facturation totale ou partielle des secours d’ici 2028. L’institution recommande aussi un durcissement des sanctions contre les comportements jugés irresponsables.
En Italie, un accident causé par une imprudence grave en montagne peut entraîner des poursuites pénales (blessures, homicide involontaire).
Les secours peuvent aussi être facturés si la négligence est avérée.
La liberté en montagne existe, mais elle s’accompagne d’une responsabilité juridique réelle.
Nouvelle génération : La nécessité de reprendre le contrôle
S’auto-responsabiliser pour éviter les interdictions
En tant que pratiquants, il est urgent de prendre nos responsabilités. Faute de quoi, les États et les lois le feront à notre place. Les jeunes riders doivent donc être les fers de lance d’une nouvelle dynamique. En se responsabilisant individuellement, en étant éduqués et formés, ils entraîneront dans leur sillage les autres amoureux de la montagne. Un point de vue défendu par Brice Lamon : « Mon cheval de bataille sur toutes les destinations lointaines, dans le cadre de mes activités avec le FWT, est de construire une communauté de freeriders exemplaires et responsables. Cela nous évitera peut-être des interdictions de pratique. Je me bats pour ça en Géorgie et de Chine, en dispensant des formations.»
Même constat chez Kevin Guri, dont l’objectif au sein du Freeski Belleville est « de former des riders performants et responsables. » Pour Kevin Guri, si les jeunes riders ne se responsabilisent pas, « on risque une augmentation des accidents liés aux avalanches. Et derrière ça, plus de restrictions, plus de réglementations, voire des fermetures de zones. La responsabilisation individuelle est aussi une manière de préserver la liberté collective.»
La formation des jeunes riders, indispensable pour casser les codes
Comme on l’a vu, le programme WEMountain est tout à fait adapté en matière de formation des jeunes riders. Kevin Guri, le coach du Freeski Belleville, résume parfaitement cela : « Le e-learning proposé par WEMountain permet d’acquérir une base sur le fonctionnement des avalanches et les mécanismes de décision. Et quand tu arrives sur le terrain, ça permet de confronter cette théorie au réel. C’est cette combinaison qui crée un vrai changement de comportement, pas seulement une accumulation d’informations. »
Brice Lamon a un message pour la nouvelle génération. « N’attendez pas que l’avalanche arrive pour vous former ! La formation WEMountain est une garantie précieuse qui va vous aider à renoncer, à faire demi-tour et à vous sauver la vie. »
Kevin Guri a lui aussi un message à adresser aux jeunes riders : « Engagez-vous, progressez, poussez le niveau… mais formez-vous sérieusement au risque avalanche. La montagne ne récompense pas l’inconscience. La vraie performance, c’est de durer. »
CONCLUSION – La formation, clé pour rider en sécurité
La culture montagne ne s’improvise pas. Elle s’apprend, elle se transmet.
Développer ses connaissances terrain en tant que jeune rider, ce n’est pas une contrainte. C’est une clé pour rider longtemps et librement.
La formation renforce significativement la sécurité en montagne.
Le risque zéro n’existe pas : ne vous négligez pas !