Risque d’Avalanche en Montagne : Les terrains spécifiques
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Quels sont les terrains spécifiques propices ou non au déclenchement des avalanches ? Explorez la montagne et assurez votre sécurité, en maîtrisant les risques
Terrains Spécifiques : Découvrez Les Secrets de la Montagne
En montagne, une mauvaise lecture du terrain peut avoir une issue dramatique.
On peut se retrouver emporté par une avalanche, par méconnaissance du danger.
Cependant, une avalanche ne démarre jamais n’importe où. Il existe ce que l’on nomme des terrains spécifiques favorables et défavorables. Ceux-ci diminuent ou augmentent le risque d’avalanche en montagne. Comprendre ces terrains spécifiques, c’est déjà faire un pas important pour sa sécurité en montagne hivernale.
Lire le terrain : la base de la sécurité en montagne
Le terrain, premier indicateur de risque
Quand on évolue en montagne hivernale, savoir reconnaître et quantifier le terrain qui nous entoure est indispensable. Le terrain donne des indices, les reliefs envoient des signaux. Il est primordial de savoir les décoder. La montagne en dit long sur les risques à appréhender, et notamment sur le danger d’avalanche. Veillez donc toujours à bien analyser les terrains !
L’anticipation en montagne : voir plus loin que ses skis
Avant toute sortie en montagne hivernale (ski de randonnée, freeride etc), il convient de se projeter mentalement dans le terrain que l’on va côtoyer. Apprenez à identifier les formes de terrain avalancheux qui vous feront face. Prenez le temps d’analyser les dangers d’avalanches en terrain de montagne. Comprenez, surtout, que le risque (et le terrain) peut changer en l’espace de quelques dizaines de mètres. La lecture du terrain en montagne est donc capitale. Connaître sur le bout des skis son environnement, c’est améliorer sa prise de décision en montagne et assurer sa sécurité en montagne hivernale.
Quels sont les terrains spécifiques défavorables et favorables, et qui peuvent augmenter ou non les conséquences d’une avalanche ? La réponse tout de suite.
Les terrains spécifiques qui augmentent le risque d’avalanche
Les terrains déclenchants
On recense plusieurs types de terrains déclenchants :
- Les pentes sommitales, situées juste sous les sommets, arêtes ou crêtes.
Ce type de pente, souvent sous le vent, provoque une accumulation de neige, transportée par le vent. Elle peut entraîner la formation de plaques à vent, puis potentiellement un glissement de plaque, à la moindre surcharge du manteau.
Les pentes sommitales sont un terrain favorable pour le départ d’avalanches.
Sans lecture fine, la situation peut donc vite devenir critique. - Les pentes sous le vent, à l’abri du vent dominant.
Là aussi, on retrouve un transport de neige par le vent, avec des couches fragiles pouvant céder à tout moment. Il sera nécessaire de savoir identifier ces pentes, pour éviter de se mettre en danger. - Les cassures de pente, ces zones caractérisées par une rupture brutale d’inclinaison de terrain. Vous adorez sans aucun doute les skier, et profiter de la pente plus raide. Mais le manteau neigeux y est fragilisé, les couches instables cèdent plus facilement et les plaques peuvent se détacher fréquemment.
Il est capital d’être en mesure de lire parfaitement le terrain, pour bien gérer le risque d’avalanche.
Les terrains aggravants
Là encore, il existe différents terrains aggravants au déclenchement d’avalanches :
- Les grandes pentes
Cofondateur de WEMountain, acteur majeur de la sécurité en montagne, Dominique Perret a récemment écrit une chronique sur Outside.fr. Voici ce qu’il livre au sujet de ces grandes pentes, « des versants de 1 500 à 2 000 mètres de dénivelé ». « Elles sont fascinantes… et pourtant extrêmement dangereuses. Dans ce type de terrain, une avalanche a tout l’espace nécessaire pour grossir, accélérer et prendre une ampleur considérable. L’ensevelissement potentiel y est énorme, à la fois en profondeur et en distance. Ces grandes pentes doivent donc être abordées avec une prudence maximale. Elles sont magnifiques à skier, mais redoutables en cas de départ [d’avalanche] », estime le pionnier du freeride. - Les forêts
A priori « inoffensives », les forêts sont pourtant piégeuses. En cas d’avalanche, les obstacles naturels tels que les arbres et les trous de neige peuvent causer de graves traumatismes. Les souches et les branches sont aussi sources de chutes.
Les terrains déclenchants-aggravants
On peut citer tout d’abord les pentes raides convexes. L’inclinaison augmente progressivement sur une longue distance, avec un bas de pente invisible. Un « ski à l’aveugle » ne permettant pas d’identifier les dangers…
Mais ce n’est pas tout, les pentes non supportées et les concavités combinent elles aussi risque de déclenchement d’avalanches et risque aggravant.
Les terrains spécifiques favorables
Les pentes supportées
La pente supportée est une pente raide, qui se termine sur un replat. Le risque d’avalanche reste présent, si la neige est instable par exemple. La configuration du terrain permettra toutefois de « s’échapper », et de limiter les conséquences de l’avalanche. Faites cependant attention à l’excès de confiance.
Les îlots de sécurité
Dominique Perret en dit plus sur ces terrains spécifiques : « un rocher, un bombement, une arête, un replat au milieu d’une grande pente. Ce sont des abris temporaires où tu peux t’arrêter, reprendre ton souffle et réévaluer calmement la situation. » Considérés comme moins exposées, les îlots de sécurité ne suppriment pas le risque. Mais savoir lire le terrain, c’est aussi savoir à quel endroit s’arrêter…
Les pentes au vent
Pas toujours agréables à skier, les pentes au vent sont peu chargées en neige fraîche. Directement exposées au vent dominant, elles sont moins sujettes à la formation de plaques à vent. Un terrain propice à une sortie ski maîtrisée.
Réduire son exposition au risque, par la maîtrise des terrains spécifiques
La gestion du risque avalanche commence avant de s’engager dans la pente. Savoir lire la montagne n’est pas inné, c’est une compétence qui s’acquiert. Cela permet de ne pas subir le terrain, et de pouvoir renoncer quand il est encore temps.
Pour vous permettre d’acquérir toutes les connaissances nécessaires, et de sécuriser vos sorties en montagne, WEMountain est là. Nous vous proposons un programme innovant, conçu avec des experts internationaux reconnus, avec des cours e-learning et des cours terrain. WEMountain a ainsi mis en place une formation complète sur la prévention avalanche et la sécurité en montagne. De quoi permettre d’anticiper, de décider et de réduire votre exposition au risque.
Si cet article sur les terrains spécifiques a retenu votre attention, n’hésitez pas à réserver l’une de nos formations. Elles vous permettront d’être mieux préparé au risque d’avalanche en montagne. Vous profiterez ainsi plus sereinement de votre sortie. Nous vous souhaitons un excellent hiver, plein de belles traces et de moments partagés.
FAQ
- Pourquoi lire le terrain est essentiel pour la sécurité en montagne ?
Le terrain est le premier indicateur visible. Il est essentiel de l’analyser avant et pendant une sortie ski. Lire le terrain, c’est anticiper et cela permettra de mieux gérer le risque. Connaître parfaitement son terrain de jeu, c’est assurer sa sécurité en montagne et favoriser la prise de décisions. Etudier, ressentir, comprendre la pente est indispensable.
- À partir de quelle inclinaison de pente une avalanche peut-elle se déclencher ?
Les avalanches se déclenchent généralement dans des pentes dont l’inclinaison se situe entre 30° et 45°. La pente accumule alors des couches instables.
En dessous de 25°, le risque de départ est faible mais peut venir du terrain situé au-dessus. Il convient donc de quantifier la pente, c’est-à-dire évaluer objectivement son inclinaison, en degrés. Cela permettra de situer la pente par rapport aux seuils connus du risque d’avalanche.
- Comment reconnaître un terrain avalancheux en montagne ?
Un terrain avalancheux se reconnaît avant tout par la forme du relief.
Les pentes raides, les cassures de pente, les pentes sommitales ou encore les pentes sous le vent sont des terrains favorisant les départs d’avalanches.
Pour affiner l’analyse, il sera bon d’observer, par exemple, l’orientation du terrain par rapport au vent. Distinguer un terrain avalancheux, c’est savoir lire les indices donnés par le terrain.